El Kalima et le dialogue

Les défis auxquels nous sommes confrontés sont énormes : et en premier lieu, nous ne pouvons rester tout simplement dans le cadre d’un dialogue qui aurait l’air d’être profondément naïf, voir fumeux, loin des réalités concrètes de certaines phobies, d’identités qui s’entrechoquent, de guerres auxquelles s’engagent des alliances militaires dont la Belgique fait partie, des attentats dont des victimes sont des enfants…

  Dans mon livre sur l’Islamisme (Namur, Fidélité, 2016), je rends compte du fait que des musulmans font la différence entre « ce qui n’est pas l’islam » et « ce qu’est l’islam ». Cette distinction, nous voulons l’adopter nous aussi, avec discernement : Le drapeau de Daesh est bien un symbole de l’islam, une profession de foi, mais Daesh et ses membres Dawaesh, sont loin d’incarner les valeurs humaines, spirituelles et morales dont vivent des concitoyens ou des réfugiés musulmans qui s’engagent actuellement dans le mois de Ramadan.

C’est en effet dans ce cadre d’universalité de valeurs humaines que prônent nos monothéismes et que nous partageons, par la grâce de Dieu, que nous situons nos efforts dans le dialogue des cultures et religions et pour une convivialité dans la paix.


Emilio Platti

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